Thomas Bayrle

Sancta Maria, Madre di dio, prega per noi peccatori, adesso e nell’ora della nostra morte, 2009
Sancta Maria, Madre di dio, prega per noi peccatori, adesso e nell’ora della nostra morte, 2009
Musée d’art contemporain de Montréal
19.10.2016 – 15.01.2017

Au cours de ses quelque cinquante ans de carrière, l’artiste allemand Thomas Bayrle a sans cesse exploré l’impact profond, irréversible des nouvelles technologies sur la vie humaine et l’environnement. Ses techniques et approches esthétiques s’inspirent fortement des procédés industriels de production de masse.

Les œuvres Santa Maria et Sancta Maria sont des prototypes pour Automeditation, des pneus de voiture spéciaux, à la bande de roulement dotée de croix et aux flancs ornés des premiers mots du chapelet : « Ave Maria, Gratia Plena, Dominus Tecum. Benedicta Tu In Mulieribus Et Benedictus Fructus Ventris Tui Jesus. » La prière s’en trouve automatisée avec la rotation des roues, d’une manière qui rappelle un moulin à prières tibétain. Tisseur de formation, Bayrle a souvenir que le bruit du métier mécanique, dans la fabrique de textiles de sa jeunesse, lui rappelait faibles murmures des dévotes récitant leurs rosaires à l’église : « Au cœur des rugissements de la salle de fabrication de l’usine Weberei Gutmann de Göppingen, le murmure répétitif des femmes m’est revenu, semblant faire partie du chant rythmique des machines (…) le marmonnement, comme une voix basse, se fondait aux gémissements du métal, dans un parfait unisson. »
—PP